jeudi 20 septembre 2012

Le cirque d'Odessa

Cirque - Koblevska 25 - 15€ pour une place au premier rang


Pas d’animaux dans ce spectacle essentiellement conçu pour les enfants, mais des acrobates qui utilisent les arcanes classiques du cirque, trapèzes, trampolines et échasses, pour mettre en scène un compte de fées revisité. C’est assez joli, le spectacle dure environ deux heures, avec une entracte de 20 minutes pendant laquellle vous pouvez manger une barbe-à-papa, et, comme d’habitude, vous faire photographier avec un furet sur l’épaule et un chincillas sur la tête.







lundi 17 septembre 2012

Musée archéologique

Musée archéologique - Lanjeronovskaya, 4 - Entrée : 4€
Comme souvent dans les musées en Ukraine, le bâtiment et son agencement intérieur ont presque autant d’intérêt que les collections présentées. La visite du musée archéologique d’Odessa commence au premier étage par plusieurs salles dédiées aux civilisations de l’antiquité. On y voit de surprenantes scénographies, comme pour cette collection traitant des jeux olympiques, où, derrière une poterie grecque infiniment ancienne, délicatement décorée d’athlètes se passant un ballon avec le pied, on a punaisé sur le mur un poster de football on ne peut plus contemporain. Après quoi l’on vous réexpédie dans la préhistoire, squelette de petit homme trapu et crânes de dinosaures édentés. Vous descendez d’un étage, et vous voilà dans la civilisation égyptienne. Il y a des trésors dans cette salle : une momie, des sarcophages, un métier à tisser, des morceaux de papyrus, de petites sandales d’enfant incroyablement bien conservées… La simplicité et la vétusté des vitrines donne plus de proximité à leur contenu, que nous avons plus l’habitude de voir derrière plusieurs épaisseurs de verre. Après tant de grâces, les habitants de la Crimée autour du Xème siècle, qui occupent la salle suivante, pourront vous paraître un peu rustres avec leurs côtes de mailles et leurs habits de peau. C’est parce que vous n’avez pas encore vu la dernière salle, celle de leurs bijoux et monnaies : fibules, anneaux, colliers, et même de petites choses précieuses pour garnir le harnachement des chevaux.








jeudi 13 septembre 2012

Dans l'atelier de Tatiana Gontcharienko

Peintre - Site internet : www.tata-art.org.ua

J’aurais aimé vous présenter plus d’Odessiens et d’Odessiennes, le temps va malheureusement me manquer pour cela. Tant pis, inaugurons tout de même la série avec Tatiana. Cette gracieuse personne a pour antécédents quatre générations de femmes nées à Odessa. Comme chez beaucoup de gens ici, on sent en elle ce que j'interprète peut-être à tord comme une caractéristique de la fameuse «âme slave», ce mélange d’indécrottable mélancolie et d’un joyeux optimisme toujours prêt à déborder. Et comme pas mal d’Odessiens, son admiration va à l’Odessa du siècle dernier, c’est à dire avant la révolution. Tatiana peint des natures mortes. Les productions modernes ne trouvent pas grâce à ses yeux, elle n’aime que «les vieilles choses», pour reprendre ses mots. Elle a élégamment aménagé son atelier dans un grenier au centre-ville. En plus du chevalet et des tubes de peinture, chaque recoin, tel un petit musée, présente son étrange collection : bricolages ou souvenirs, que l’on retrouve parfois peint sur l'une des toiles accrochées au mur. Il y a des éléphants un peu partout : c’est une croyance locale, de considérer que sept éléphants portent bonheur. Et une série de toiles sur des objets ramenés d’Orient. Une autre, en cours de réalisation, sur les compositeurs classiques. Là où un autre tournerait déjà en rond, Tatiana trouve sans cesse un peu d’huile à jeter sur le feu de ses rêves de l’Odessa d’antan. Elle n'a donc bien évidement ni adresse mail ni ordinateur, et je constate que le site web qu'elle m'a donné ne fonctionne pas, mais rassurez-vous, elle expose de temps en temps…






lundi 10 septembre 2012

Sister’s

Boutique de vêtements pour filles - Lanjeronovskaya 9 - Site internet - A partir de 20€
Désolée messieurs, cet article ne vous concerne point. Mesdames et mesdemoiselles, il est temps de parler chiffons. Peut-être aimez-vous, vous aussi, lorsque vous allez dans un autre pays, chercher quelque chose du cru, une marque bien nationale sans pour autant être folklorique. Cette quête m’a donné un peu de fil à retordre à Odessa : l’invasion des franchises occidentales, qu’elles soient italiennes, espagnoles, françaises ou américaines, accapare totalement le marché. Outre le peu d’intérêt d’encombrer sa valise avec des articles que vous pourriez trouver dans votre propre pays, vous les paieriez plus cher ici que chez vous : les importations semblent êtres fortement taxées à la frontière. Seuls la Russie échappe à cette loi (constatation faîte sur les prix de produits alimentaires), mais les seules boutiques russes que j’ai pu voir au centre ville vendent des produits de très grand luxe, maroquinerie et fourrures. Mais revenons à nos chiffons. Voici donc Sister’s, une sorte de collectifs de créateurs ukrainiens. La boutique a beau être en face de l’opéra, il faut la chercher un peu, car elle est dans un sous-sol. D’un côté du magasin, il y a des robes pour le soir ou presque, la plupart très classiques, coupes impeccables, belles couleurs. Et à l’opposé, il y a de petites choses très modernes, des expérimentations de coupes, le tissus prend des formes, les boutons prennent le biais. Entre les deux, un rayons de jupes et de chemisiers 60’s pour ressembler à une hôtesse de l’air, et quelques bijoux pas précieux. Résumé sur la marchandise : c’est très ukrainien parce que très féminin (ici les filles ne portent jamais de baggys), et tout est dans la coupe. La matière est sacrifiée (beaucoup de synthétique), ce qui, en même temps, permet de pratiquer de petits prix (jupes à partir de 180 grivnas, robes à aprtir de 280 grivnas).








jeudi 6 septembre 2012

Tavernetta

Restaurant italien - Evreisckaya / Preobrazenska - Entrée + plat + boisson : 20€

Une fois n’est pas coutume, soyons infidèles à la délicieuse cuisine ukrainienne et offrons nous un italien. Ce petit frère des Dacha, Kompot et Meat & Wine ne vous décevra pas : endroit agréable, carte simple où tout fait envie, prix corrects. Les pâtes sont faites maison, et quelques détails sur le menu (comme la présence de buratta) laissent penser que si le concepteur du restaurant n’est pas italien, il a bien planché sur son sujet. En guise de pain, vous avez le choix entre focaccia, piadina ou gressini. Et vous terminerez bien sûr par les traditionnels desserts, timamisu, pannacotta et consorts. Si les plats ne sont pas très chers en eux même, attention, le reste fait vite grimper l’addition. Le wifi est très efficace.